Des chansons de nos artistes québécois nous ont fait danser, chanter à tue-tête et même pleurer pour diverses raisons en 2024. Voici 10 titres qui font vibrer les journalistes culturels du Journal depuis leur sortie de cette année.
La fin du show, des Cowboys Fringants
Rarement avions-nous entendu un artiste québécois chanter sa mort de façon frontale comme le fait ici Karl Tremblay. Sorte de Stairway To Heaven québécois, cet épique et poignant morceau de plus de sept minutes – sacré chanson de l’année au dernier Gala de l’ADISQ – est déjà entré dans la légende.
Feel Good, de Charlotte Cardin
Comme plusieurs pièces signées Charlotte Cardin, Feel Good avait tout pour se tailler une place dans les palmarès et le cœur de ses admirateurs: des paroles sensuelles, un refrain accrocheur et un rythme entraînant qui donne envie de se déhancher sur la piste de danse. (SEN)
Fake Friends, de Billie du Page
La nouvelle étoile de la musique québécoise se nomme Billie du Page et est âgée de 20 ans. L’auteure-compositrice-interprète – qui est la fille de la comédienne Julie du Page – a vu sa chanson francopop Fake Friends se hisser numéro 1 à la radio quelques mois après la sortie de son premier EP éponyme. (SEN)
Le reste du temps, d’Andréanne A. Malette
Il y a ceux qui reprennent un succès en le déconstruisant et d’autres, comme Andréanne A. Malette, qui réussissent à se l’approprier sans le dénaturer. Sa version du classique de Cabrel est une classe de maître en la matière. (CB)
Dis-moi dis-moi dis-moi, de Lou-Adriane Cassidy
À la fois grandiose et intime, voici le hors-d’œuvre parfait pour un des albums québécois que nous attendons avec le plus d’impatience en 2025. Lou-Adriane Cassidy y aborde un sujet délicat, sa relation avec son père, tout en visant les planchers de danse. (CB)
Mourir en plein ciel, par Les Dévadés
Délicieusement rétro avec son clavier et ses percussions synthétiques évoquant le son new wave des années 1980, Mourir en plein ciel est la pièce maîtresse des Dévadés, cette rencontre musicale inédite entre Éric Goulet et Luc De Larochellière. (CB)
Si je rampe, d’Ariane Roy
Après avoir fait la pluie et le beau temps dans le supergroupe Le Roy, La Rose et Le Lou[p], Ariane Roy nous a proposé une nouvelle chanson solo deux ans après la sortie de medium plaisir. Sur Si je rampe, elle réussit à nous faire danser avec une chanson sur les… douleurs menstruelles.
Moi je t’aime, de Dominique Fils-Aimé
La voix de Dominique Fils-Aimé nous hypnotisait en anglais depuis déjà plusieurs années. Dans cette première pièce en français, qui peut rappeler les icônes de la chanson comme Édith Piaf, l’effet est tout aussi saisissant. Accompagnée de sublimes cordes, la voix singulière de Fils-Aimé nous happe à nouveau.
Scars, de Lennikim
Les années ont passé depuis qu’on a découvert Lennikim avec la sortie de son premier album, en 2017. Le chanteur québécois révèle, depuis quelques mois, une nouvelle facette – plus mature et assumée – qui nourrit abondamment les attentes face à son prochain album, attendu incessamment. Le point culminant de cette mise en bouche? Scars, touchante pièce où le jeune artiste de 23 ans embrasse les cicatrices de son passé pour enfin s’en délester. (BL)
Ta bouche, de William Cloutier
On savait William Cloutier capable de livrer des vers d’oreilles tenaces. Mais le chanteur s’est surpassé, cette année, avec Ta bouche, petite bombe dansante dont le refrain s’est gommé à nos tympans dès la première écoute. Trois ans après sa victoire, le grand gagnant de Star Académie continue joliment de s’imposer comme nouvelle sensation de la pop québécoise. (BL)